Présentation

Présentation du projet

Par Le 08/07/2013

Les membres de l'association AAPA, Association Archéologique Petites Antilles, se préparent pour une nouvelle session de fouilles sous-marines durant la première quinzaine de juillet.

L'AAPA vise un triple objectif sur un programme qui s'échelonnera sur 3 ans : mieux connaître la fréquentation maritime durant la période coloniale à travers l'étude d'épaves de navires de commerce et de navires de cabotage, évaluer la fiabilité des sources historiques en les confrontant aux vestiges retrouvés, et préciser la carte archéologique dressant l'inventaire des Biens Culturels Maritimes en Guadeloupe. La thèse récente de Jean-Sébastien Guibert, vice-président de l'association, a mis en évidence la richesse des fonds sous-marins antillais en terme de sites de naufrages et le but de cette action est de corroborer les données en archives avec les observations sur le terrain, permettant d'identifier formellement une épave. Le positionnement rigoureux de l'épave et de chaque pièce de mobilier retrouvée ainsi que leur datation et l'étude dendrochronologique des pièces de bois permettront une identification du navire échoué. 

Trois sites avaient été retenus au milieu d'une vingtaine répertoriés en fonction de leur accessibilité et de leur intérêt historique dont celui de la passe de Pointe-à-Pitre, qui pourrait abriter les vestiges du France, un navire de commerce du Havre. Le site a été choisi dans l'éventualité des travaux d'aménagement du Grand Port Maritime de Guadeloupe rendant celui-ci inaccessible. Les deux autres sites feront l'objet d'études programmées sur les deux années à venir.

Cette nouvelle action est rendue possible grâce à l'aide financière apportée par diverses institutions : la Drassm, l'UAG (Université Antilles-Guyane) et la Région Guadeloupe. Une convention d'accueil permet aux membres de l'APAA de travailler et stocker le mobilier archéologique remonté dans les locaux du Laboratoire de Biologie Marine de l'UAG.

Pour terminer il convient de rappeler que ce projet a obtenu une autorisation du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), et qu'il donnera lieu à un rapport scientifique. Pour information le mobilier archéologique prélevé appartient à l'État et sera conservé au dépôt archéologique du Moule après étude.

Ce document est le blog du projet Navigation Antillaise rédigé par une écrivaine découvrant l'archéologie sous-marine : il comportera au gré de l'inspiration la présentation du quotidien, de l'équipe et des premières découvertes … Bref de l'envers du décor … Affaire à suivre.

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